Bayonne: les cafetiers en colère

Les cafetiers en colère arrosent de bière la sous-préfecture


Une vingtaine de professionnels du collectif Kasu kasu ostalariak kexu ont ouvert des fûts périmés pour dénoncer le confinement de leur profession qui se prolonge

Au Pays basque, des cafetiers et restaurateurs ont créé le collectif Kasu kasu ostalariak kexu (Attention, cafetiers en colère), pour dénoncer le confinement de leur profession. Les annonces d’Emmanuel Macron, mardi 24 novembre, ont avivé leur courroux. Le président de la république a fixé au 20 janvier la date possible de leur réouverture. Ce vendredi 27 novembre, ils ont exprimé leur désaccord en ouvrant des fûts de bière devant la sous-préfecture de Bayonne. Geysers de bière périmée


"Nos fournisseurs nous ont déjà fourni, nous avons des fûts en perce qui sont morts aujourd’hui. Les restaurateurs avaient les frigos pleins. Si on n’ouvre pas prochainement, nos fûts, nos marchandises, vont continuer à être périmés." C’est le cas de la bière qu’ils ont fait exploser en geysers devant la représentation locale de l’Etat.

"On demande à pouvoir travailler", martèlent les professionnels mobilisés, qui revendiquent une centaine de confrères du Pays basque au sein de leur collectif. Il affirment avoir respecté toutes les mesures de précaution sanitaire après le premier confinement et s’engagent à le faire rigoureusement quand ils pourront rouvrir. Ils soulignent encore que leurs établissements seront restés fermés 5 mois en 2020 et clament qu’ils ne veulent pas se contenter des aides promises par l’Etat.

Appel aux confrères de tout le pays

Les auteurs de l’action devant la sous-préfecture annoncent d’autres protestations similaires. "On va pointer du doigt les assureurs qui sont aux abonnés absents. Ils nous ont complètement lâchés. On va pointer du doigt aussi les banquiers: ils sont en télétravail et on n’arrive plus à les joindre…" Les membres de du collectif "Kasu" espèrent faire tache d’huile, ou de bière:

"Nous appelons tous nos collègues, n’importe où en France, à faire le même genre d’action. Les discours c’est bien mais nous on est des gens de terrain et d’action."

Les manifestants refusent l’étiquette "non-essentiels". "On n’est pas des bons à rien!".


27/11/2020, articles de presse rassemblés et relayés par Patrice LEVANNIER





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