top of page

Les bières trappistes belges vont-elles disparaître ?

Les bières trappistes belges comme on les connait vont-elles disparaître ?


Ces bières traditionnelles doivent respecter un cahier des charges précis. Un règlement difficilement compatible avec les exigences du temps.


Perpétuer les traditions

Règles strictes

Pour s’appeler trappiste, une bière doit être brassée et commercialisée sous la supervision de moines du même nom. Et pour obtenir le label ATP des trappistes authentiques, le brassage doit avoir lieu à l’abbaye même et les bénéfices doivent en partie revenir à des œuvres caritatives. Seules cinq bières belges respectent encore ces règles.

Élargissement des gammes

Ces dernières années, Chimay et Rochefort ont chacune ajouté une nouvelle bière à leur gamme, respectivement la 150 (verte) et la Triple Extra (violette). La moins alcoolisée Westmalle Extra, autrefois réservée aux moines, est désormais aussi disponible dans les supermarchés.

Réussite économique

Les abbayes se portent bien financièrement. Elles pourraient produire et exporter plus mais se retiennent pour préserver leur vie religieuse et ne pas devenir de véritables business. En 2022, Orval a réalisé de gros investissements pour sa brasserie, tout comme Chimay en 2019, qui a voulu réduire son empreinte écologique.

Rochefort exemplaire

Avec sa quatrième bière déjà adoptée par les amateurs (9.000 hectolitres vendus pour la première année, soit 115.000 bacs), deux nouveaux moines dans les rangs ces dernières années et une excellente santé financière, l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy à Rochefort est un excellent exemple d’abbaye trappiste qui se porte bien.


S’adapter à son temps

Une de moins

L’abbaye Achel avait perdu son logo ATP en 2020 quand ses brassins ont déménagé. Désormais vendue à un entrepreneur, elle devra laisser tomber l’appellation “trappiste”. On compte désormais autant d’abbayes trappistes labellisées à l’étranger qu’au sein de notre pays.

Rétrécissement des effectifs

Achel a dû abandonner faute de moines. Ils n’étaient que deux pour superviser la production et ne vivaient même plus sur place. Un problème qu’on retrouve partout ailleurs, vu la diminution du nombre de candidats. Ainsi, l’abbaye d’Orval compte désormais moins de 10 moines.

Abandon de valeurs

La vente de bières est la seule rentrée d’argent de l’abbaye de Westvleteren, qui ne brasse que les quantités nécessaires à sa survie économique et ne vend son breuvage que directement sur place. Mais avec les différentes crises, les moines n’ont eu d’autre choix que de modifier leurs habitudes ancestrales. Aujourd’hui, il est possible de se faire livrer un casier à domicile.

La source des problème

Pendant plus de dix ans, un conflit a opposé l’abbaye à la carrière voisine qui souhaitait pomper l’eau de la source de la Tridaine, utilisée pour brasser la Rochefort. En 2021, la cour d’appel de Liège a donné raison aux moines. Mais l’entreprise Lhoist a d’autres projets dans les environs et les moines veillent au grain.


Mardi 31 janvier 2023, les articles de presse rassemblés et relayés par Patrice LEVANNIER



10 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Comments


bottom of page